Sébastien Louis (* 1977) est professeur d’Histoire-Géographie et de Sociologie à l’Ecole Européenne de Luxembourg. Diplômé de l’Université de Perpignan où il a obtenu, en février 2008, son Doctorat d’Histoire en présentant une thèse sur les supporters ultras en Italie, il est depuis l’un des spécialistes de ce mouvement de jeunesse et intervient régulièrement dans la presse internationale et lors de conférence en Europe sur le sujet. En parallèle de ces activités professionnelles, il poursuit ses recherches, divers articles ponctuent ces réflexions. Son premier ouvrage « Le phénomène ultras en Italie » publié en 2006 par les Editions Mare et Martin a été remarqué. Depuis mars 2011, il donne des cours à l'Université du Luxembourg dans le cadre d'un Master d'Histoire Contemporaine sur le thème de la contestation juvénile dans l'Europe de l'après-guerre en s'appuyant sur le cas des supporters-ultras. Il s’intéresse également au néofascisme en Italie, plus particulièrement à la diffusion des idées d'extrême droite au sein de la jeunesse. Après divers projets culturels menés avec succès, il organise au Luxembourg un festival remarqué autour de sa passion sportive intitulé « Le football comme métaphore humaine » lors de la Coupe du Monde 2010.
Sébastien Louis sur le potentiel «révolutionnaire» du mouvement ultra.
Le 1er février, à Port Saïd, le match de football entre Al-Masry de Port Saïd et Al-Ahly du Caire se termine par la victoire 3-1 des locaux.(...)
Sébastien Louis
Conférencier à l'université du Luxembourg et spécialiste des Ultras.
"Les premiers groupes Ultras, qui apparassent en Italie à la fin des années , sont une alternative aux fans-clubs traditionnels de foot.Composés de jeunes de 15 à 20 ans qui se retrouvent derrière une banderole (...)
Lire la suite dans Yards, Hiver 2012, page 32
Dans le sillage de la Coupe du monde: 5) ma passion.
Avant de voir débuter le plus grand événement sportif et télévisuel planétaire, comment expliquer d'une manière rationnelle cette passion pour le football? (...)
Le foot iranien, révélateur des tensions
Dans le sillage de la Coupe du monde: 4) l'Iran, en dents de scie (...)
Le Maracanã: de sa construction (1950) à son remodelage (2014)
Dans le sillage de la Coupe du monde: 3) le Brésil en projet (...)
Sur la piste des Éléphants
Dans le sillage de la Coupe du monde: 2) les faux rebonds ivoiriens (...)
Un festival à Luxembourg dans le sillage de la Coupe du monde.
Dans le contexte de la dixneuvième Coupe du monde de football qui se déroulera en Afrique du Sud du 11 juin au 11 juillet 2010 (...)
"Sébastien Louis, historien spécialiste des ultras, prône le dialogue entre clubs et supporteurs [...] « les ultras se distinguent des hoohgans ils sont très structurés, engagés dans leur vie associative qui prend souvent plus de place que leur vie professionnelle ou sentimentale. La dissolution prend donc une grande importance à leurs yeux car ils ont sur-investi dans ces groupes et une telle sanction reviendrait à annuler tous leurs efforts » (...)"
"Dans la liesse du championnat d'Europe, ils passent inaperçus. Mais en Suisse et en Autriche, quelques centaines de supporters italiens en affinité avec l'extrême droite se retrouvent derrière des drapeaux vert-blanc-rouge qui arborent le nom de leur ville d'origine. Évitant d'exposer tout symbole néo-fasciste, ils se contentent d'exhiber leurs innocentes bannières tricolores (...)"
« Tous ces dirigeants qui ne sont jamais condamnés, cela crée un sentiment d'impunité. Les jeunes ultras qui vont au stade vont donc avoir tendance à se victimiser, d'autant qu'ils se sentent déjà pénalisés par une campagne d'interdictions de stade. En revanche, les responsables de violences arrivent à y échapper, de même que des dirigeants de club. Il est incontestable qu'il y a un sentiment de dégoût (...) »
"Le phénomène Ultras en Italie, qui est souvent constitué de groupes de supporters infiltrés par l'extrême droite, est revenu sous le feu des projecteurs. [...] Pour en savoir plus : 'Le phénomène Ultras en Italie' de Sébastien Louis (...)"
"Sébastien Louis, ein in Luxemburg lebender Franzose, gilt als Experte auf dem Gebiet der italienischen Fussballfans. Im Sommer 2006 wurde sein Buch "Le phénomène ultras en Italie" publiziert, ein 270 seitiger Essai über die Existenz der eingefleischtesten aller Tifosi (...)"
"En période d'emballement médiatique, il se dit souvent tout et n'importe quoi sur les supporters de football. Au risque, par exemple, de confondre hooligans et ultras. Il existe pourtant des différences importantes que Sébastien Louis montre bien dans son livre 'Le Phénomène ultras en Italie'. Cet ouvrage très complet en dit plus sur la société italienne que bien des études sociologiques (...)"
"Sébastien Louis ne s'aventure pas sur le terrain de la morale. Son entreprise est analytique. Depuis plusieurs années, il travaille sur le phénomène ultras, qui traite de l'un des systèmes de supporters sans doute les plus organisés du monde. Sa radiographie est précise et argumentée (...)"
"A partir de 1968, les premiers groupes ultras se distinguent par leur activisme, leur jeunesse mais aussi leur absence d' 'ancrage territorial' puisqu'ils rassemblent des fans de tous horizons. C'est l'histoire de ce mouvement ultra que Sébastien Louis retrace dans 'Le Phénomène ultras en Italie' (...)"
Sébastien Louis, interviewé à propos de son ouvrage "Le Phénomène ultras en Italie" sur France Info.
En Italie, la passion pour le football n'est pas besoin de preuves plus: les confirmant les multitudes de "tifozi"(...)
Le cycle intitulé "Le football, une métaphore de la condition humaine" a débuté il y a un mois avec un cycle cinématographique quivi par des débats autour du football at avec un symposium international à l'université de Luxembourg.
Le 6 juin 2010, à quelques jours à peine du lancement de la Coupe du Monde de football, la ville de Thionville et l'Institut Pierre Werner (IPW) ont eu l'idée pleine de malice de s'interroger, dans le cadre du 25e anniversaire des accords de Schengen, sur l'impact qu'avait pu avoir la libre circulation sur le monde du football. Loïc Ravenel, géographe de l'Université de Franche Comté ayant fait du sport et des flux migratoires sur le marché du football son principal objet de recherches et Sébastien Louis, historien enseignant à l'école européenne de Luxembourg et auteur d'une thèse sur les "ultras" italiens, étaient donc invités pour discuter de la mobilité des joueurs mais aussi de celles des "ultras", ces groupes de supporteurs attachés à un club qui s'organisent et se structurent à travers l'Europe.
Pour consulter l'article en ligne : http://www.europaforum.public.lu/fr/actualites/2010/06/schengen-football/
"Comment qualifier les ultras de Catane ? « Ils sont assez réputés pour leurs actions violentes. Il y a des ultras dans les deux virages, ce qui rare en Italie, contrairement à la France [...] Ils ont des opinions d?extrême droite mais ils ne faut pas se focaliser sur leurs idées. Les ultras se sont lancés en 1968 avec les idées révolutionnaires d?extrême gauche. On y retrouve les symboles comme le poing fermé, l?étoile à cinq branches ou le Che Guevara. Il existe toute une filiation nominale et symbolique qui vient des extrêmes et surtout de l?extrême gauche » (...)"
Pour lire l'article en ligne : http://www.metrofrance.com/fr/article/2007/02/07/21/3933-38/index.xml
