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Matière dialectique et violence

Matière dialectique et violence

Auteur : Bernard Vidal

Le marxisme seul traite la matière dans sa dimension dialectique. Il se veut donc science suprême. D’où les prétentions à encadrer les sciences par la force pour les organiser, selon la doctrine, vers une science prolétarienne. Pour Marx, le prolétariat recèle en lui la violence du changement. Il doit, par la lutte des classes, détruire la bourgeoisie, établir une  dictature  et imposer sa violence. Son succès inéluctable fixe un sens à l’histoire, la détermine. L’individu, étant le produit du milieu et de l’histoire, ne peut faire dérailler celle-ci. Staline, Mao ne sont pas des fous qui se seraient imposés. Ils sont le produit de leur milieu, de l’histoire. Ils sont la pure illustration du marxisme et plus ils ont été violents, plus ils ont été marxistes. Cette violence, transcendante et ontologique, est issue de la philosophie des Lumières. Celle-ci est la source des transcendances de substitution fondées sur le peuple : marxismes, fascismes, nazisme, et de toutes leurs atrocités.

Bernard Vidal est professeur à l’université de La Réunion. Chimiste, il enseigne aussi l’histoire des sciences. Il a écrit entre autres Chimie quantique et Exercices de chimie quantique aux éditions Masson, Quantique moléculaire chez Lavoisier, ou encore Histoire de la chimie pour la collection Que sais-je ? au PUF. Il a été pendant dix ans vice-président de l’université de La Réunion, et il a conçu et dirigé des formations dont un IUP, un master en agroalimentaire et l’École Supérieure d’Ingénieurs en Développement Agroalimentaire Intégré, première formation d’ingénieurs hors hexagone reconnue par la Commission du Titre d’Ingénieur.